lundi 23 juin 2014

Pourquoi Norman Palma a-t-il échoué ? 23/06/2014 pour l'Affranchi.



– Pourquoi Noman Palma a-t-il (en partie au moins) échoué ? –

  Norman Palma, maitre de conférence à la Sorbonne, économiste et philosophe nous explique que Marx aurait échoué parce qu’il ferait de la valeur la résultante du temps de production d’un produit, alors que les transports et les intermédiaires ajouteraient autant de valeur au prix final.
En guise de première réponse, je citerai simplement Marx lui-même, qui écrit dans la Contributon à une critique de l’économie politique – je fais remarquer au passage que Marx n’a pas théorisé une doctrine économique mais a produit une critique de l’économie politique dans sa prétention à se présenter comme science ; ceci :

Karl MARX – Introduction à la critique de l’économie politique
Introduction : Production, consommation, distribution, échange (Circulation)

1° EXTRAIT(Introduction)
I. Production
a) L’objet de cette étude est tout d’abord la production matérielle. Des individus produi­sant en société – donc une production d’individus socialement déterminée, tel est naturelle­ment le point de départ. Le chasseur et le pêcheur individuels et isolés, par lesquels commen­cent Smith et Ricardo, font partie des plates fictions du XVIII° siècle. Robinsonades qui n’expriment nullement, comme se l’imaginent certains historiens de la civilisation, une simple réaction contre des excès de raffinement et un retour à un état de nature mal compris. De même, le contrat social de Rousseau qui, entre des sujets indépendants par nature, établit des relations et des liens au moyen d’un pacte, ne repose pas davantage sur un tel naturalisme. Ce n’est qu’apparence, apparence d’ordre purement esthétique dans les petites et grandes robinso­nades. Il s’agit, en réalité, d’une anticipation de la « société bourgeoise » qui se préparait depuis le XVI° siècle et qui, au XVIII° marchait à pas de géant vers sa maturité. Dans cette société où règne la libre concurrence, l’individu apparaît détaché des liens naturels, etc., qui font de lui à des époques historiques antérieures un élément d’un conglomérat humain déterminé et délimité. Pour les prophètes du XVIII° siècle, – Smith et Ricardo se situent encore complètement sur leurs positions, – cet individu du XVIII° siècle -  produit, d’une part, de la décomposition des formes de société féodales, d’autre part, des forces de production nouvelles qui se sont développées depuis le XVI° siècle – apparaît comme un idéal qui auraitexisté dans le passé. Ils voient en lui non un aboutissement historique, mais le point de départ de l’histoire, parce qu’ils considèrent cet individu comme quelque chose de naturel, conforme à leur conception de la nature humaine, non comme un produit de l’histoire, mais comme une donnée de la nature. Cette illusion a été jusqu’à maintenant partagée par toute époque nou­velle. Steuart, qui, à plus d’un égard, s’oppose au XVIII° siècle et, en sa qualité d’aristo­crate, se tient davantage sur le terrain historique, a échappé à cette illusion naïve.
Plus on remonte dans le cours de l’histoire, plus l’individu – et par suite l’individu produc­teur, lui aussi, – apparaît dans un état de dépendance, membre d’un ensemble plus grand : cet état se manifeste tout d’abord de façon tout à fait naturelle dans la famille et dans la famille élargie jusqu’à former la tribu; puis dans les différentes formes de communautés, issues de l’opposition et de la fusion des tribus. Ce n’est qu’au XVIII° siècle, dans la « société bourgeoise », que les différentes formes de l’ensemble social se présentent à l’individu com­me un simple moyen de réaliser ses buts particuliers, comme une nécessité extérieure. Mais l’époque qui engendre ce point de vue, celui de l’individu isolé, est précisément celle où les rapports sociaux (revêtant de ce point de vue un caractère général) ont atteint le plus grand développement qu’ils aient connu. L’homme est, au sens le plus littéral,non seule­ment un animal sociable, mais un animal qui ne peut s’isoler que dans la société. La production réalisée en dehors de la société par l’individu isolé – fait exceptionnel qui peut bien arriver à un civilisé transporté par hasard dans un lieu désert et qui possède déjà en puissance les forces propres à la société – est chose aussi absurde que le serait le développe­ment du langage sans la présence d’individus vivant et parlant ensemble. Inutile de s’y arrêter plus longtemps. Il n’y aurait aucune raison d’aborder ce point si cette niaiserie, qui avait un sens et une raison d’être chez les gens du XVIII° siècle, n’avait été réintroduite très sérieuse­ment par Bastiat, Carey, Proudhon etc., en pleine économie politique moderne. Pour Proudhon entre autres, il est naturellement bien commode de faire de la mythologie pour donner une explication historico-philosophique d’un rapport économique dont il ignore l’ori­gine historique : l’idée de ce rapport serait venue un beau jour toute prête à l’esprit d’Adam ou de Prométhée, qui l’ont alors introduite dans le monde, etc… Rien de plus fastidieux et de plus plat que le locus communis [lieu commun] en proie au délire.

ÉTERNISATION DES RAPPORTS DE PRODUCTION HISTORIQUES.
PRODUCTION ET DISTRIBUTION EN GÉNÉRAL. PROPRIÉTÉ.


 La production a ce double caractère : 1º Elle fournit à la consom­ma­tion sa matière, son objet. Une consommation sans objet n’est pas une consommation; à cet égard donc la production crée, produit la consommation. 2º Mais ce n’est pas seulement l’objet que la production procure à la consommation. Elle lui donne aussi son aspect déterminé, son caractère, son fini (finish). Tout comme la consommation donnait la dernière touche au produit en tant que produit, la production le donne à la consommation. D’abord l’objet n’est pas un objet en général, mais un objet déterminé, qui doit être consommé d’une façon déterminée, à laquelle la production elle-même doit servir [6]d’intermédiaire. La faim est la faim, mais la faim qui se satisfait avec de la viande cuite, mangée avec fourchette et couteau, est une autre faim que celle qui avale de la chair crue en se servant des mains, des ongles et des dents. Ce n’est pas seulement l’objet de la consommation, mais aussi le mode de consommation qui est donc produit par la production, et ceci non seulement d’une manière objective, mais aussi subjective. La production crée donc le consommateur. 3º La production ne fournit donc pas seulement un objet matériel au besoin, elle fournit aussi un besoin à l’objet matériel. Quand la consommation se dégage de sa grossièreté primitive et perd son caractère immédiat – et le fait même de s’y attarder serait encore le résultat d’une production restée à un stade de grossièreté primitive -, elle a elle-même, en tant qu’instinct, l’objet pour médiateur. Le besoin qu’elle éprouve de cet objet est créé par la perception de celui-ci. L’objet d’art – comme tout autre produit – crée un public apte à comprendre l’art et à jouir de la beauté. La production ne produit donc pas seulement un objet pour le sujet, mais aussi un sujet pour l’objet. La production produit donc la consommation 1º en lui fournissant la matière; 2º en déterminant le mode de consommation; 3º en faisant naître chez le consom­ma­teur le besoin de produits posés d’abord simplement par elle sous forme d’objets. Elle pro­duit donc l’objet de la consommation, le mode de consommation, l’instinct de la consom­mation. De même la consommation engendre l’aptitude du producteur en le sollicitant sous la forme d’un besoin déterminant le but de la production(…)

Le résultat auquel nous arrivons n’est pas que la production, la distribution, l’échange, la consommation sont identiques, mais qu’ils sont tous des éléments d’une totalité, des différenciations à l’intérieur d’une unité. La production déborde aussi bien son propre cadre dans sa détermination antithétique d’elle-même que les autres moments. C’est à partir d’elle que recommence sans cesse le procès. Il va de soi qu’échange et consommation ne peuvent être ce qui l’emporte. Il en est de même de la distribution en tant que distribution des produits. Mais, en tant que distribution des agents de production, elle est elle-même un moment de la production. Une production déterminée détermine donc une consommation, une distribution, un échange déterminés, elle règle également les rapports réciproques déterminés de ces différents moments. A vrai dire, la production, elle aussi, sous sa forme exclusive, est, de son côté, déterminée par les autres facteurs. Par exemple quand le marché, c’est-à-dire la sphère de l’échange, s’étend, le volume de la production s’accroît et il s’opère en elle une division plus profonde. Une transformation de la distribution entraîne une transformation de la production ; c’est le cas, par exemple, quand il y a concentration du capital, ou répartition différente de la population à la ville et à la campagne, etc. Enfin les besoins inhérents à la consommation déterminent la production. Il y a action réciproque entre les différents moments. C’est le cas pour n’importe quelle totalité organique. «

L’erreur ne vient donc pas de Marx mais de la lecture faite par Norman Palma de Marx.
En effet, contrairement à ce que prétend M.Palma, Marx comprend d’ores et déjà la production comme une totalité dont la fin se trouve dans la consommation. La distribution est comprise dans le temps de production du produit, Marx l’écrit on ne peut plus clairement. Les intermédiaires entre production brute et donc réalisation matérielle du produit et sa consommation sont biens contenus dans la valeur finale.

Si Marx s’appuie sur les travaux de Ricardo ce n’est que pour expliquer le système capitaliste. Marx montre alors, après Aristote, qu’un produit pour être échangé doit avoir une valeur d’échange. Pour que l’échange soit possible il faut mesurer l’utilité des produits et pour cela se référer au temps de production de ceux-ci : « en tant que valeurs toutes les marchandises ne sont que du travail humain cristallisé, nous les ramenons par notre analyse à l’abstraction valeur, mais, avant comme après, elles ne possèdent qu’une seule forme, leur forme naturelle d’objets utiles. Il en est tout autrement dès qu’une marchandise est mise en rapport de valeur avec une autre marchandise. Dès ce moment, son caractère de valeur ressort et s’affirme comme sa propriété inhérente qui détermine sa relation avec l’autre marchandise. » (Le Capital, Livre I, Section I)
Rappelons de nouveau que Marx produit une critique du système capitaliste et de l’économie politique et non pas une autre doctrine économique. L’erreur de Lénine en 1921 ne revient donc pas à Marx mais à Lénine lui-même qui, faute de faire progresser la logique socialiste en pratique, sans doute par manque malheureux de recul, conserve la même théorie de la valeur dans un système qui ne se veut pas capitaliste. Or, « Que produit-on ? Comment? Qui produit? La réponse à ces questions simples, mais décisives, dépend de l’organisation du pouvoir dans la société. C’est pourquoi elles ne seront pas les mêmes dans une société patriarcale, théocratique, féodale, capitaliste, car elles dépendent de ce qui est considéré comme ayant valeur*1 parmi tout ce qui est produit d’utile, et de la façon dont on mesure cette valeur économique* qui doit conforter le pouvoir des dominants. La flotte commerciale bretonne était au XVIe siècle et encore au début du XVIIe plus importante que celle des Provinces-Unies, mais ce sont les Pays-Bas qui ont conquis un empire car Bretons et Néerlandais n’avaient pas la même conception de la valeur économique: aussi est-ce en Bretagne qu’on visite des enclos paroissiaux, et pas chez les iconoclastes bataves. » (B.Friot – L’enjeu du salaire, La Dispute.)

Le combat de Marx en définitive était de sortir de la valeur économique calquée sur le temps de travail. Des années de luttes entre le Capital et le travail l’on d’ailleurs permis – ce qui fait évoluer le marxisme par essence évolutif et non figé car en adéquation avec l’Histoire et les processus historiques et non pas naturalistes ou déistes. Ainsi, l’administration, les retraites et la sécurité sociale sont la preuve de la reconnaissance d’une partie des producteurs en leur qualité de producteur.
Ainsi, dans la convention salariale, qui est un déjà-là instauré par le CNR : « La valeur économique est également mesurée par un travail abstrait, mais ce n’est pas le temps de travail de forces de travail, c’est la qualification* des producteurs*. Que les biens soient marchands* ou non marchands, ce ne sont pas des marchandises: l’économie du temps est remplacée par celle de la qualification, évaluée non pas à l’échelle de l’entreprise, mais à celle de la mutualisation du salaire socialisé par les institutions d’attribution de la qualification, de collecte des cotisations salaire*, de collecte des cotisations économiques*, et de création monétaire. Est travail toute production de valeur d’usage par les salariés*. Les institutions de la convention salariale sont : le droit de qualification universel*, le salaire socialisé dans les cotisations (salaire, économique et sociale*), les institutions de la carrière salariale, les caisses d’investissement, les instances de création Monétaire. » (B.Friot – l’enjeu du salaire)
Marx et les fédérations socialistes et communistes n’ont visiblement pas échoué, bien au contraire… Mais c’est en prétendant à tort le contraire que les luttes sociales dont on ne veut plus entendre parler sont remportées par le Capital.

« La lutte des classes existe, et c’est la mienne (l’hyper-classe) qui est en train de la remporter », Warren Buffet.

Si tout est fait pour que nous occultions ces luttes, d’autres eux, ne les oublient pas…
Loïc Chaigneau pour l’Affranchi.  23/06/2014

samedi 14 juin 2014

De la chute logique du PCF....



chutecommunisteSource de l’image : http://www.jeunes-communistes.org


   Au hasard de mes navigations sur le net, je me retrouve ce soir sur le site des Jeunes Communistes. Ni jeunes, ni communistes par ailleurs. S’aventurer sur ce site permet à quiconque ayant une culture politique et quelques outils d’analyses marxistes de comprendre, ce qui n’a plus rien d’étonnant pour certains, mais qui le reste pour trop de personnes encore, que le PCF n’est plus communiste tout comme le P.S n’a jamais été socialiste… les deux ayant connus à des moments différents une forte dérive social-démocrate les entraînant vers ce déclin que nous connaissons aujourd’hui. Ce qui ne veut pas dire, entendons-nous bien, que le Front National se serait réapproprié l’ancien discours communiste – il se contente juste de surfer sur des thématiques essentielles et malheureusement abandonnées, comme l’a toujours fait le fascisme d’antan, qui n’est cependant plus tellement à craindre aujourd’hui face au nouveau fascisme en place, mais si celui-ci ne survie pas il laissera la place au fascisme archaïque comme cela déjà été le cas dans l’Histoire, contre le socialisme.
Au travers de ce billet très rapide du soir, sans grande prétention argumentative et stylistique, je me propose simplement et à partir du site des Jeunes Communistes, d’expliquer et de faire comprendre ce qui fait qu’un socialiste réel à tendance anarcho-syndicaliste et de formation marxiste comme moi se trouve dans l’impossibilité aujourd’hui de soutenir le PCF, et pire encore, le FDG.
Reprenons dans l’ordre, point par point, je ne vais pas tous les énumérer par manque de temps, mais revenons sur l’essentiel.
Culture et Loisirs.
Le PCF, devenu parti de gauche (je rappelle que la gauche n’a rien à voir et n’a jamais rien eu à voir avec le socialisme et le communisme qui ne sont par ailleurs que des stades différents d’un même processus) s’est rallié à la logique libérale et à sa confusion entre culture et animations sociales. Ainsi, alors que les communistes d’antan voyaient dans la culture une formation politique et une éducation populaire des jeunes (cernés à l’époque comme étant la force vive du pays et non pas des adolescents ou adulescant, pur concept d’une société esclavagiste), le PCF confond, comme ceux qu’il prétend combattre, le sport, la jeunesse adolescente et une culture qui a plus à voir avec le pseudo-art contemporain subventionné par un ministère très Orwellien (La Culture!) qu’avec une formation politique structuré des classes dominés et exploités. Cela se traduit donc par un accès plus important au stade de foot et à la piscine plutôt que par une formation concrète. C’est l’abandon de la jeunesse aux mains du Capital en toute réalité, estampillé « Communiste ».
Travail.
Thème fort du PCF et des socialistes dans leur ensemble, l’histoire de la lutte des classes est celle du rapport de force constant entre le capital et le travail. Pour l’appropriation collective des moyens de production, contre la propriété lucrative. Contre le marché du travail qui fait de nous de simple consommateur, êtres de besoin, niant totalement notre condition de producteur et de créateurs collectifs.
Au lieu de cela, nous avons ici un discours totalement aliéné à l’idéologie libérale. Aliéné tout à la fois dans les idées et le vocabulaire « marché du travail », « plein emploi » etc. Alors que la lutte socialiste est à l’opposée totale de cela et demande la reconnaissance de notre qualification en tant que producteur de valeur économique, indépendant de l’emploi et la suppression des employeurs (et non pas des entrepreneurs). Ici, les jeunes communistes se soumettent entièrement au Capital, sans remettre en cause la propriété lucrative, l’un des fondements principaux du capitalisme.
De plus, la lutte des classes traditionnelle est abandonnée au profit d’un combat pour « l’égalité homme-femme » c’est-à-dire pour la mise en concurrence de l’homme et de la femme, en ne tenant compte que de leur origines sexuelles et sans prendre en compte que dans la sphère politique, tous deux sont être social et leurs intérêts dans le travail et plus encore dans l’emploi vont dans le même sens et non en opposition.
Santé.
Les thématiques abordées à propos de la santé sont tout aussi aliéné à l’idéologie libérale que celles que nous venons d’aborder à propos du travail… L’accent étant mis sur la libération sexuelle et prétendument féminine, en oubliant que la pilule, comme l’ivg ont autant déresponsabilisé et libéré les hommes que les femmes bien plus contraintes par cela et devant faire face à des hommes biens plus volages… Ce n’est pas une mauvaise chose en soi et il ne s’agît pas de déformer le réel ou de promouvoir un retour impossible en arrière mais de comprendre l’ironie des faits et de replacer le discours là où il doit être.
Citoyenneté.
L’abandon total des questions sociales au profit des questions sociétales qui jamais ne touchent au Capital et lui permettent même d’avancer plus rapidement. Il ne s’agît plus de défendre la majorité silencieuse et invisible de producteur (35% d’ouvrier en France aujourd’hui encore) mais uniquement des minorités visibles et sur-médiatisées. La défense des ouvriers, artisans et entrepreneurs est effacés au profit de groupes semi-communautaires sans intérêts commun autre que leurs origines sexuelles ou leurs conditions primaires, ce qui permet de mettre en conflit hommes et femmes, noir et blanc, homos et hétéros, sans que cela n’inquiète le Capital. Or, c’est ensemble que nous devrions mener ces combats, dans l’intérêt qui est le nôtre dans la sphère sociale, sans tenir compte du privé mais plutôt des rapports de classe et de production.
Chose étonnante, un onglet sur l’ « écologie » n’apparait pas sur le site… L’écologie… ou le détournement complet de la question sociale et environnemental au profit de la lutte au nom de la nature. Or, les questions sociales et politiques sont à mêmes de résoudre les problèmes écologiques. Hugo Chavez disait, et je terminerai là-dessus : « Ne changez pas le climat, Changez le système »…

Loïc Chaigneau pour l’Affranchi. 14/06/2014  (source originale)